L’âme libre des mots

Ecrire & lire … Des pensées qui prennent vie !

Poésie après 20 ans

Clair de brume

 Dans les premières heures, quand la nuit s’évapore,

Ton voile opaque et dense repose sur les plaines…

Entourant l’herbe folle d’une aura magicienne

Tu reflètes des ombres dans des couleurs d’aurore.

 

Des perles de rosée meurent sur des pétales

D’une fleur de juillet, rêveuse de nuages,

C’est alors que le ciel, oublieux des étoiles,

Revêt le bleu azur de l’amoureux volage.

 

Mais le jour qui se lève a volé ta vigueur

Et changé l’aube pâle en de vives couleurs,

Tes charmes du matin volent en souvenirs

Quand ton souffle s’étiole pour un dernier soupir.

 

A l’orée de la mort, tu pourrais reparaître

Si le temps capricieux remuait ses humeurs,

Alors demain peut-être j’irai mêler mes pleurs,

Par-delà la colline, à la chair de ton être.

 

                                                        Sylvie Devy, 1996

 

L’Irlande

J’ai goûté ses saveurs, les humeurs de son temps,

J’ai emprunté ses routes où la nature donne

Des splendeurs indicibles auxquelles on s’abandonne,

Le temps d’une prière qu’emportera le vent…

 

Simples et généreux sont ces hommes d’ailleurs,

Leur gaieté fait revivre à la mélancolie

Et il n’est pas de peines ou encore de pluies,

Qui ne tombent, vaincues, aux douceurs des liqueurs !

 

Je la quitte bientôt mais resterai charmée

Par les accords magiques de sa musique pure ;

Ici, les traditions se cultivent et perdurent

Pour donner à l’Irlande ses plus grandes beautés.

 

                                                                                    Sylvie Devy, 1996

 

La quête

 

L’aurore évanescente d’un matin de printemps

A brodé à la mer des éclats de lumière ;

Perdu et anonyme, promeneur solitaire,

L’homme cherchait le jour, sa pureté d’enfant.

 

Ses yeux s’étaient fermés en écho aux colères,

La souffrance privant son âme de prières,

Enserré dans ses maux, il ne trouvait pas d’aide,

Il lui fallait chercher autre part le remède.

 

Ses troubles, comme la brume, au soleil s’effaçant,

Il a compris les mots soulevés par le vent…

L’horizon déchiré d’un seul battement d’ailes,

A fini de sceller l’océan et le ciel.

 

« Aux blessures de l’âme et aux peines du coeur,

La vraie force est pour qui offrira sa douleur,

Pour qui saura donner, au risque de souffrir,

Des sentiments sincères, sans crainte, sans rougir.

 

Dans le regard de l’autre, vivre ce que l’on est,

C’est choisir d’être heureux en acceptant ses fautes,

Et aucun avenir n’a de cime plus haute,

Que celui qui aspire à rire et à aimer. »

 

                                                                     Sylvie Devy, 1997

 

 PASSION

Mon coeur explose ! Folle révolte intérieure,

Tu me fais naître et souffles à mon destin :

Les notes vagues de l’ivresse,

La force brute de la flamme.

 

Sans cesse déchirée, dilatée, scarifiée,

Mon âme se pourfend,

et tout en moi se réveille et se dévoile ;

Autant larmes qu’allégresse…

 

Qui es-tu, diable sauvage, assassin de raison ?

Tu emportes calme, rigueur et sagesse

dans un tourbillon d’espoirs et de promesses,

Echo puissant de mes profondes aspirations. 

 

Exaltation, expression désinhibée de ce que je suis,

Tu te déploies en moi comme une fleur sauvage

Révélant au monde un hurlement, une soif de bien-être …

Feu d’artifices destructeur, affolement général,

Viens encore brûler mes sens et animer ma vie !

                                                                                                                       Sylvie Devy, 2011

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